LEDs - Quand l'esthétique vient au service du médical

LEDs - Quand l'esthétique vient au service du médical

Quand l’esthétique vient au service du médical

Les LEDs et le cancer 

En clinique, les LEDs s’utilisent en prévention de radiodermite aigues, lors de cancer du sein, avant et après radiothérapie, pour soulager la patiente grâce à leur effet apaisant.

Après une chimio, on utilise également les LEDs pour stimuler la repousse des cheveux (1 séance / semaine) et pour traiter les mucites. Les lampes LEDs ont un réel pouvoir thérapeutique, mais leur potentiel est actuellement parfois encore sous-estimé par le corps médical.

PARLEZ-NOUS DES LEDS
J’utilise les LEDs depuis 15 ans en photothérapie dynamique (lampes rouges) et depuis 3 ans à temps plein dans mon cabinet (polychromatiques). Les LEDs peuvent être utilisées, tant en dermatologie esthétique après chaque traitement qu’en dermatologie médicale :
› Pour traiter les brûlures, les ulcères,
› Soulager les poussées inflammatoires aiguës de certaines pathologies cutanées, les douleurs.

POURQUOI EST-CE UN OUTIL INCONTOURNABLE ?
Pour son processus : dans les lampes LEDs, il existe différentes couleurs qui exercent chacune une action différente au niveau de la peau.

› Le bleu exerce une action antibactérienne.

› Le jaune réduit l’inflammation et les œdèmes, et agit au niveau du système lymphatique.
› Le rouge a un effet apaisant, améliore la circulation, favorise la production de collagène et d’élastine, et stimule le processus de cicatrisation.
› L’infrarouge permet une pénétration plus profonde de la lumière, permettant une amplification des résultats par photobiomodulation et une atténuation des douleurs.

QUELS SONT LES AVANTAGES ?
Cette technique non invasive, n’entraîne pas de dommages cutanés, il n’y a donc pas de temps de cicatrisation. Elle peut se pratiquer toute l’année et sur tous les phototypes.
› L’avantage de la machine que j’utilise est de pouvoir combiner les différentes couleurs et leur intensité. Elles exercent un
rôle anti-inflammatoire et de remodelage.
› On peut utiliser les LEDs sur tous les types de peau, toute l’année !
› Traitement agréable et apaisant, aucune éviction sociale.
Au niveau des cicatrices, comme par exemple, une brûlure au stade aigu, si on place le patient immédiatement sous les LEDs, elles exercent un effet apaisant, pour diminuer la douleur, et en même temps on active déjà le processus de réparation. Pour les ulcères, c’est pareil, on va stimuler. Pour les cicatrices d’acné on peut combiner le rouge et le bleu (= du violet), le bleu pour son effet antibactérien, le rouge qui a un effet cicatrisant et anti-inflammatoire.

QUELLES SONT LES BONNES INDICATIONS ?
– Traiter les cicatrices.

De par leur pouvoir, les LEDs agissent à toutes les phases de la
cicatrisation :
› Phase inflammatoire (J0 à J3)
› Phase de prolifération (J1 à J10)
› Phase de remodelage (J10 à 24 mois)
– Estomper les vergetures anciennes ou récentes. Les LEDs pouvant être associées à un microneedeling ou de la RF fractionnée
pour des vergetures plus anciennes.
– En post-peeling, immédiatement après le peeling, pour potentialiser son action.
– En post-laser, pour l’effet apaisant et cicatrisant.
– En post-fillers, pour en potentialiser l’action.
– Photoréjuvénation simple, premier pas en médecine esthétique pour des patients qui ont peur des techniques un peu plus invasives : coup d’éclat à la peau, meilleur tonus, diminution des petites rides.
– Il existe un programme spécifique pour traiter les pattes d’oie.
– Chute des cheveux, utilisées seules ou en association avec le microneedeling.

COMMENT FAUT-IL UTILISER LES LEDS ?
L’utilisation des lampes LEDs est très simple et ne requiert qu’une formation de base : toutes les indications sont codifiées sur l’écran de la machine. Il ne reste plus qu’à sélectionner le programme adapté à la pathologie. Les paramètres sont installés. Avec l’expérience, nous pouvons les changer cas par cas, au niveau des associations de couleurs et de leur intensité (10 joules, 20 joules, 50 joules…), ajouter ou non les infrarouges pour une action encore plus apaisante.

COMBIEN DE SÉANCES SONT NÉCESSAIRES ?
Les lampes agissent par un phénomène de biomodulation. Le principe des LEDs est de transformer l’ADP en ATP et ce processus continue à agir au fil du temps.
› Pour la chute des cheveux, on conseillera 1 à 2 séances/ semaine au début, puis 1/mois par la suite.
› Pour les ulcères, maximum 1 séance/semaine.
› Par contre, pour un traitement de cicatrices ou de réjuvénation, entre 5 à 8 séances sont recommandées, à raison d’une à deux séances par semaine.
En fait, on peut adapter en fonction de la clinique et de l’évolution au fil du temps.

QUELS LEDS UTILISEZ-VOUS ?
J’utilise la Medisol de chez Deleo. C’est une machine médicale très intéressante, sans consommables, répondant aux normes CE médical. C’est un fabricant français, qui travaille avec le Groupe Laser Français et qui offre un excellent service après-vente, ainsi que des dermopublications et des upgrades permanents.

QUELLES SONT LES CARACTÉRISTIQUES DE LA MACHINE ?
La LED Medisol dispose de 3 panneaux interchangeables offrant ainsi une large surface de traitement autant pour le visage que pour le corps. Elle est équipée de 540 LEDs de 3 W nouvelle génération qui offrent une haute puissance pour maximiser les résultats. Elle dispose de 4 longueurs d’onde, ce qui me permet de la paramétrer pour l’adapter à toutes les indications de mes patients (bleu 415nm/jaune 590nm/rouge 630nm/infrarouge 850nm). Pour finir je la trouve très facile d’utilisation car elle est légère (20 kg seulement) et son écran tactile est équipé d’un logiciel intuitif permettant une approche patient personnalisée.

LE COUTEAU SUISSE A DE NOUVELLES LAMES
La société DELEO propose désormais un nouveau modèle doté d’un panneau beaucoup plus large et plus
malléable.

Merci au docteur Muriel Creusot, dermatologue, pour son aimable collaboration.
Centre dermatologique du Roy
Plancenoit – Belgique