HARO SUR LA CRYO ?

HARO SUR LA CRYO ?

HARO SUR LA CRYO ?

La cryolipolyse est dans le viseur des autorités de santé. 

On parle bien de la dernière technique qui fait fureur pour réduire nos bourrelets par le froid ? Oui ! En juillet, la Haute Autorité de santé (HAS) a rendu un avis qui alerte sur les risques auxquels elle exposerait. Car le traitement par cryolipolyse entraîne un certain nombre d’effets secondaires, comme des bleus, des douleurs façon grosse crampe ou une perte de sensibilité de la zone traitée, qui peuvent durer plusieurs semaines.

Plus grave, des brûlures profondes ont été constatées, liées à une mauvaise pratique, comme une mauvaise position de la lingette censée protéger du froid, un défaut de paramétrage de l’appareil ou encore des séances trop rapprochées.

En cause, le manque de formation de certains praticiens, et l’existence de pléthore de machines sans certification médicale. deux labels permettent de s’assurer de leur qualité : la marquage CE médical et l’agrément FDA, américain, dont les normes sont très strictes. La HAS cite pour le moment deux machines qui répondent aux normes (Cristal de Deleo et CoolSculpting de Zeltiq).

L’autre risque ? L’hyperlaise paradoxale” : une augmentation de 20% des cellules graisseuses sur la zone traitée (1% des cas). Exactement l’inverse de ce que l’on recherche. Un phénomène indépendant du type de machine. L’unique remède ? La lipo-aspiration…

En attendant le nouveau règlement européen, applicable en 2020 (qui va encadrer ces actes, la formation et la qualification des professionnels ainsi que les conditions de leur réalisation), mieux vaut choisir un médecin de confiance, qui maîtrise la technique.

 

MAGAZINE ELLE – 23 septembre 2018 – N°10 – Hors Série

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